27 mai 2012

Par Oleg

 La Société des Tireurs Mâconnais :

3ème Fêtes Annuelle de Tir de 1903 :

 

Mâcon 1903 Carte postale ancienne

Mâcon 1903 Carte postale ancienne

 

Par cet article je clos, pour l’instant, l’étude des Fêtes de Tir 1903, en produisant ici des objets qui sortent du cadre numismatique, mais qui montrent, comme je le disais dans la 5ème partie de cette série, que la joaillerie n’était pas absente de l’évènement.

 

En effet, ces objets que j’ai découverts, par hasard, sur un blog privé de collectionneur en faisant mes recherches, méritent d’être publiés puisqu’ils rentrent dans le cadre d’une collection ayant trait au tir en général, ce que collectionne le propriétaire de ces pièces de toute beauté.

 

Je vous invite à visiter son blog, vous y découvrirez d’autres objets de ce style, qui complètent une très belle et importante collection thématique composée de médailles,  plaquettes, breloques commémoratives, et autres témoignages des différentes manifestations de tir de France : http://bs_insignes.pagesperso-orange.fr/index.html.

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 Broche :

Broche Mâcon 1903 (Coll. Bernard Simon)

Broche Mâcon 1903 (Coll. Bernard Simon)

Broche de bronze doré de 13 cm, représentant deux rameaux de chêne et de laurier liés en bas par un véritable ruban tricolore, sur lequel est inscrit en dorure à chaud :

3ème FÊTE DE TIR / MÂCON 1903 et juste au dessus les armes émaillées de Mâcon.

Il est difficile de dire si cet objet était un prix de tir offert à un participant ou s’il s’agissait d’un souvenir accessible aux personnes qui désirait l’acquérir.

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 Coupe :

Coupe Mâcon 1903 (Coll. Bernard Simon)

Coupe Mâcon 1903 (Coll. Bernard Simon)

Trophée en argent de 13 cm dont le calice est orné d’une frise de feuilles de vignes et porte les armes de la Société des Tireurs Mâconnais entourés d’une gravure sur deux lignes, en caractères « anglais » :

Troisième  Fête // Annuelle  de  Tir

Mâcon // 1903

Il s’agit ici, sans nul doute, d’une récompense offerte à un tireur émérite.

Magnifique pièce de collection qu’il aurait été dommage de ne pas publier pour compléter l’étude des médailles de tir de Mâcon.

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Cette série d’articles n’est pas terminée pour autant, même si l’étude de la numismatique de la Société des Tireurs Mâconnais, elle, touche à sa fin provisoire, faute de découverte. Il me reste à aborder la période de l’entre deux guerres, avant de vous parler des autres sociétés sportives pour lesquelles la numismatique, nous a livré d’autres beaux témoignages.

 

Source :

collection Bernard SIMON visible sur : http://bs_insignes.pagesperso-orange.fr/index.html

 

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20 mai 2012

Par Oleg

 

La Société des Tireurs Mâconnais :

3ème Fêtes Annuelle de Tir de 1903 :

Médaille de l’Union des Sociétés de Tir de France :

Mâcon Médaille de tir de 1903 en argent (Coll. Oleg)

Mâcon Médaille de tir de 1903 en argent (Coll. Oleg)

L’avers et le revers de cette médaille sont en tout point identique au graphisme des médailles décrites dans l’article précédent, sauf :

Métal : ARGENT

Poids : 36,78 g

Poinçons : sur la tranche : ARGENT FIN + losange PF(palmier)&F + poinçon de titre (non identifiable)

Atelier de frappe : PF&F, peut-être Pretet ?

Cette émission en métal précieux est beaucoup plus rare que les deux précédentes et, devait très certainement être une récompense offerte à un tireur, contrairement aux versions en métal vil que tout le monde devait pouvoir acheter dans les magasins de la ville en guise de souvenir.

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 Médaille de l’Union des Sociétés de Tir de France :

Mâcon Médaille de l' USTF de 1903 en argent (Coll. Oleg)

Mâcon Médaille de l' USTF de 1903 en argent (Coll. Oleg)

Avers : une allégorie porte une victoire aillée et armée d’un sabre brisé (graphisme générique à beaucoup de médaille de l’USTF) : avec légende à 11 heures : HONNEUR PATRIE, monogramme AM dans le champ à gauche, et signatures à 8h30 : H. DUBOIS et à 3h30 : d’après A. Mercié

Revers :  un cartouche posé sur des rameaux de chêne et de laurier liés par un ruban, avec en haut  à 9 heures une légende circulaire : UNION DES SOCIETES DE TIR DE FRANCE et en bas à 8 heures : FONDEE LE 3 MARS 1886. Dans le cartouche sur deux lignes : 3ème FETE ANNUELLE DE TIR / MÂCON 1903

 Diamètre : 45 mm

Métal : ARGENT (difficile à trouver)

Poids : 46,4 g

Tranche : lisse

Graveur : H. Dubois d’après A. Mercié pour l’avers et Ch. Marey pour le revers

Poinçons sur la tranche : ARGENT +  corne

Émetteur : Union des Sociétés de Tir de France

Atelier de frappe : Monnaie de Paris

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 Plaquette de l’Union des Sociétés de Tir de France :

Mâcon Plaquette USTF de 1903 en bronze argenté (Coll. Oleg)

Mâcon Plaquette USTF de 1903 en bronze argenté (Coll. Oleg)

Avers : armes de Mâcon apposées un chêne, au sol des branches de lauriers et des feuilles de palme entrelacées avec au dessus le stand de tir de Mâcon surmonté de d’une légende sur six lignes : « UNION / DES SOCIÉTÉS / DE TIR DE France / 3ME FÈTE ANNUELLE / NATIONALE ET INTERNATIONALE DE TIR / MACON 1903

 Revers : allégorie de la ville de Mâcon assise à gauche et tournée à droite à l’ombre d’un cep de vigne en fruits, avec lovée dans sa main droite une grande feuille végétale ornée des armes de la Société des Tireurs Mâconnais, et tendant dans sa main gauche une couronne de lauriers au dessus de la tête d’un génie tourné à gauche et portant une cible de tir.

Forme : rectangulaire aux angles tronqués

Dimensions : 49 x 31,5 mm

Métal : bronze argenté (assez commune)

Poids : 26,15 g

Tranche : lisse sans poinçon

Graveur : Charles Marey (signature au revers)

Émetteur : Union des Sociétés de Tir de France

Atelier de frappe : ?

 

Autre exemplaire :

Mâcon Plaquette USTF de 1903 en argent (Coll. Oleg)

Mâcon Plaquette USTF de 1903 en argent (Coll. Oleg)

Idem précédent sauf :

Métal : argent (difficile à trouver)

Poids : 30 g

Poinçons sur la tranche : losange illisible + ARGENT 950 + tête d’aigle

Mâcon Détail de la Plaquette USTF de 1903 en argent

Mâcon Détail de la Plaquette USTF de 1903 en argent

Destinée au grand public cette plaquette, assez commune, pourrait peut-être exister en or, mais si je n’ai jamais rencontré ce dernier type, je reste ouvert à toute nouvelle parution qui pourrait confirmer la véracité de cette hypothèse.

 

à suivre…

 

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13 mai 2012

Par Gilles MARCHAND

Afin de palier au manque de cuivre pour fabriquer des monnaies divisionnaires, une loi du 6 aout 1791 ordonna de mélanger à parts égales du cuivre avec le métal des cloches.

Instruction relative au métal de cloche

Instruction relative au métal de cloche

Le procédé de fabrication du métal de cloche utilisé pendant la révolution pour frapper ces monnaies a fait l’objet d’une instruction officielle datée du 18 septembre 1791. A l’origine, cette instruction était destiné aux ateliers monétaires et apportait les solutions permettant de résoudre les problèmes posés par cet alliage hors normes.

Certains passages ressemblent cependant plus à une recette de cuisine qu’à un rigoureux procédé scientifique.

Ainsi, « Pour fondre ce mélange avec facilité, il ne faut d’abord mettre au creuset que la moitié de la matière qu’il doit contenir ; et lorsque cette moitié sera en pleine fusion, on doit jeter sur la surface du bain environ deux onces d’un flux composé de deux livres de sel ammoniac , et quatre livres de résine, bien pilés ensemble, auxquels on ajoutera huit onces environ de poussier de charbon bien pilé et bien sec. L’effet de ce flux est de rendre la  matière ductile, en empêchant la calcination qui auroit lieu , sans cet intermède , par le seul contact de l’air sur la surface du métal en fusion.
On remettra ensuite l’autre moitié de la fonte préparée , et lorsque le tout sera en parfaite fusion , on réitérera la même dose du flux indiqué ; après quoi on brassera avec célérité et on coulera dans les moules. »

12 deniers en métal de cloche (photo Infonumis)

12 deniers en métal de cloche (photo Infonumis)

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Cet alliage permettra la frappe des monnaies de 3, 6, 12 deniers et  des pièces de 1 et 2 sols aux balances jusqu’à  la création du système décimal. Les nouvelles monnaies de 1 et 5 centimes, 1 et 2 décimes seront alors réalisées en cuivre ou en bronze.

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Un grand merci à J P Moindrot,  membre du GAM (Groupement Archéologique Mâconnais) pour avoir retrouvé cette instruction et nous l’avoir fait parvenir.

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6 mai 2012

PUBLICATION DU GAM (Groupement Archéologique Mâconnais)

par Jean MICHEL (membre du GAM)

 

 

Monnaies de Collonge I : (3 romaines identifiées, 1 illisible et 1 gauloise non identifiée)

 

Maiorina de Décence (César 251-253), frère de Magnence (empereur)

N° 3748. Maiorina de bronze (diamètre 21 mm, poids théorique 4,5 g, orientation des coins 12h).

AV. Buste tête nue de Décence, cuirassé, tourné à droite.

Légende : « DN DECENTIVS NOB CAES » (Notre Seigneur Décence très noble César).

RV. Deux Victoires debout face à face tenant un bouclier avec inscription.

Légende : « VICTORIAE DD NN AVG ET CAE » et « VOT V MVLT X » (Aux victoires de notre Auguste et de notre César / Vœux pour le 5e anniversaire de règne et plus pour le 10e à venir).

 

cgb-vsoXXI-3748

maiorina de Décence ( César 251-253)

 

 

Potin gaulois (non identifié)

On distingue une représentation animale au revers (silhouette de cheval ?)

Vente 38, N° 1638. Exemple de potin  (tribu des Séquanes)

AV. Tête tournée à gauche

RV. Animal (cheval ou taureau).

 

cgb_vso38-1638

potin de la tribu des Séquanes

 

 

Une monnaie romaine (module de l’as) non identifiable 



Monnaies de Collonge II : (3 romaines identifiées, 2 illisibles)


As de Nerva (96-98)

N° 2445. As de bronze (diamètre 26 mm, poids théorique 10,8 g, orientation des coins 6 h).

AV. Tête laurée de Nerva, tournée à droite.

Légende : « IMP NERVA CAES AVG PM TRP II COS III PP » (l’empereur Nerva César Auguste, grand pontife, revêtu de la puissance tribunicienne pour la 2e fois, consul pour la 3e fois, père de la patrie). Année 97.

RV. La Fortune debout, tournée à gauche, tenant un gouvernail de la main droite et une corne d’abondance de la main gauche)

Légende : « FORTVNA AVGVST / SC » (la Fortune de l’Auguste).

 

cgb_vsoXXI-2445

as de Nerva (96-98), 2ème exemplaire identique mais très usé

 

 

Dupondius (2 as) d’Hadrien (117-138)

N° 2515. Dupondius de bronze (diamètre 28 mm, poids théorique 13,5 g, orientation des coins 6 h).

AV. Buste radié d’Hadrien, tourné à droite.

Légende : « IMP CAESAR TRAIANVS HADRIANVS AVG » (l’empereur César Trajan Hadrien Auguste).

RV. L’Annone drapée, debout, tournée à gauche, tenant des épis de la main droite et une corne d’abondance de la main gauche. A ses pieds, à gauche, un modius, à droite un gouvernail.

Légende : « PONT MAX TR POT COS DES III / SC (grand pontife, revêtu de la puissance tribunicienne, consul désigné pour la 3e fois). Année 118.

 

cgb_vsoXXI-2515

dupondius d'Hadrien (117-138)

 

 

Deux monnaies romaines (module de l’as) non identifiables

 

 

Sources :

le site de CGB : http://www.cgb.fr/indexf.html

« MONNAIES XXI » en ligne : http://vso.numishop.eu/boutique1.php?boutique=vso_mo&catalogue=21&phase=3

« MONNAIES 38 » en ligne : http://vso.numishop.eu/boutique1.php?boutique=vso_mo&catalogue=38&phase=3

 

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29 avril 2012

PUBLICATION DU GAM (Groupement Archéologique Mâconnais)

par Jean MICHEL (membre du GAM)

 

 

Description de l’ensemble :

Ensemble de 9 monnaies (8 romaines et 1 gauloise) constitué après deux campagnes de fouilles en Saône-et-Loire: COLLONGE I (4 monnaies) et COLLONGE II (5 monnaies). Elles sont usées, mais en majorité identifiables grâce aux portraits d’empereurs et impératrices. Il y a 1 sesterce, 1 dupondius (= pièce de 2 as) et 3 as identifiables, plus 2 as non identifiables, pour la période du Ier au IIIe siècle. On a également une maiorina de bronze du IVe siècle. La monnaie gauloise est un potin de bronze corrodé et avec des concrétions.

Référence bibliographique :

L’ouvrage utilisé est : « MONNAIES XXI ». Vente sur offres du 18 juin 2004. Site CGB (Comptoir général de Bourse). Auteur Laurent SCHMITT. Il est possible de trouver les photographies de toutes les monnaies de l’ouvrage (au total 3870) sur le site Internet de CGB qui a l’avantage de faire des publications en français.

Codes utilisés

La référence indiquée est le N° de la monnaie dans l’ouvrage « MONNAIES XXI ». La première indication est le type monétaire avec le diamètre, le poids et l’orientation des coins (pièce en euro : 12 h, franc 6 h). On trouve ensuite un descriptif de l’avers (AV) et du revers (RV) avec les légendes complètes en latin et la traduction. Les lettres « S C » (senatus consulto) figurent au revers des monnaies de bronze du Ier au IIIe siècle (= le Sénat ayant été consulté).

 

Monnaies de Collonge I : (3 romaines identifiées, 1 illisible et 1 gauloise non identifiée)

As de Faustine jeune (146-175), épouse de Marc-Aurèle

N° 2657 As de bronze (diamètre 26 mm, poids théorique 10,8 g, orientation des coins 6 h).

AV. Buste de Faustine jeune tourné à droite.

Légende « FAVSTINA – AVGVSTA » (Faustine Auguste).

RV. Junon drapée et voilée debout, tournée à gauche, tenant une patère de la main droite et un sceptre de la main gauche avec, à ses pieds, à gauche, un paon.

Légende : « IVNO » (Junon, cf. photographie d’un as n°2657). « S C » (senatus consulto)

ou « IVNONI REGINAE » (à Junon reine, cf. photographie d’un sesterce n°2647).

 

cgb_vsoXXI-2657

as de Faustine jeune (146-175) - revers IVNO

 

cgb_vsoXXI-2647

sesterce de Faustine jeune (146-175) - revers IVNONI REGINAE

 

 

Sesterce de Faustine jeune (146-175), épouse de Marc-Aurèle

N° 2646 (photographie d’un denier au même type)

Sesterce de bronze (diamètre 28 mm, poids théorique 27 g, orientation des coins 6 h)

AV. Buste de Faustine jeune tourné à droite.

Légende : « FAVSTINA – AVGVSTA » (Faustine Auguste).

RV. Vénus debout, tournée à gauche, tenant une pomme de la main droite et un sceptre de la main gauche.

Légende « VENVS » (Vénus). « S C » (senatus consulto)

 

cgb_vsoXXI-2646

denier de Faustine jeune (146-175) - revers VENVS

 

A suivre…

 

Sources :

le site de CGB : http://www.cgb.fr/indexf.html

« MONNAIES XXI » en ligne : http://vso.numishop.eu/boutique1.php?boutique=vso_mo&catalogue=21&phase=3

« MONNAIES 38 » en ligne : http://vso.numishop.eu/boutique1.php?boutique=vso_mo&catalogue=38&phase=3

 

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22 avril 2012

Qui, un jour,  n’est pas resté admiratif devant le dessin et les couleurs d’un billet de banque français ou étranger ?  En effet, outre l’aspect financier et matérialiste de cet objet, certains billets de banque sont de véritables œuvres d’art qui méritent d’être collectionné.

Billet français de 1000 FRANCS - 1944

Billet français de 1000 FRANCS - 1944

Aussi, la prochaine réunion du Club qui aura lieu le lundi 14 mai 2012 à partir de 17h30 aura pour thème : « L’esthétisme des billets de Banque ».

A cette occasion, de splendides billets de pays différents seront présentés afin de pouvoir en apprécier leurs graphismes et leurs couleurs.

Billet français de 500 FRANCS - 1940

Billet français de 500 FRANCS - 1940

Comme d’habitude, le lieu de la réunion se situe au local du GAM (Groupement Archéologique du Mâconnais, Maison de l’Archéologie, rue Sénecé à Mâcon) dont le plan d’accès est présenté à la page contact du site du club.

Nous rappelons que les thèmes abordés au cours des réunions du club ne se limitent pas aux seules monnaies locales.  Ces réunions sont ouvertes à tous les collectionneurs qui veulent partager leur passion et permettent d’échanger des informations sur des monnaies, médailles, jetons et billets de toutes les périodes et de toutes les origines.

Pour tout renseignement sur le club ou les monnaies de Mâcon, n’hésitez à nous contacter à l’adresse suivante:
contact@club-numismatique-macon.fr

A bientôt …

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15 avril 2012

Par Gilles MARCHAND

Début septembre 1792 : Après avoir pris Longwy et Verdun, les armées autrichiennes et prussiennes sous le commandement du duc de Brunswick se dirigent vers Paris pour délivrer Louis XVI. Seules les armées des généraux Dumouriez et Kellermann ont encore la possibilité de s’interposer.

Les troupes françaises dirigées par Kellermann, bien que largement inférieures en nombre et composées de soldats inexpérimentés vont cependant repousser les armées étrangères le 20 septembre devant le moulin de Valmy près de Sainte-Menehould (Marne).

La bataille de Valmy - 20 septembre 1792. Peinture de Jean-Baptiste Mauzaisse - 1835

La bataille de Valmy - 20 septembre 1792. Peinture de Jean-Baptiste Mauzaisse - 1835

« Aujourd’hui s’ouvre une ère nouvelle de l’histoire du monde » écrira le poète allemand Goethe qui était présent à Valmy. En effet, le lendemain de cette bataille, la convention nationale proclamait à Paris l’abolition de la royauté. Cet acte marquait la naissance de la République.

A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Kellermann, la Monnaie de Paris frappa en 1935 une médaille honorant ce général surnommé « le Vainqueur de Valmy ». La réalisation en sera confiée à Alexandre Morlon.

Kellermann - Médaille d'Alexandre Morlon - 1935

Kellermann - Médaille d'Alexandre Morlon - 1935

A l’avers de cette médaille, se trouve le portrait de Kellermann avec pour légende KELLERMANN DUC DE VALMY . né A STRASBOURG . 1735 . 1820 .

Au revers se situe l’évocation de la bataille de Valmy en 1792 au cours de laquelle Kellermann galvanisa les troupes françaises au cri de « Vive la nation ».

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8 avril 2012

Par Oleg

Le « grosus » frappé dans l’atelier monétaire de Mâcon :

Les frappes de Mâcon se caractérisent par divers détails, lesquels mis en présence les uns des autres, permettent  d’attribuer les grosus.

Je dis bien « en présence les uns des autres » car, ces paramètres peuvent se retrouver pour d’autres ateliers  mais de façon isolée .

La première chose à vérifier, car c’est celle qui est la plus facile à contrôler, c’est le nombre de fleurs de lis autour  du revers : Mâcon n’a frappé que des « grosus » à bordure fautive de onze lis ovés au lieu des douze  réglementaires.

Point secret de l'atelier de Mâcon

Point secret de l'atelier de Mâcon

Toujours sur le revers, on doit impérativement trouver le point secret de  l’atelier, qui, pour Mâcon est sous la douzième lettre de la légende, ici sous  le 2ème V de TVRONVS, (illustration ci-contre, issue de l’art. de S. Sombart).

Attention le point secret douzième peut aussi être présent à l’avers sous le  1er I de DOMINI, mais ce n’est pas systématique, de même que la présence  du trèfle en début de légende de revers, normalement marque de Mâcon  d’abord, puis de Lyon ensuite, n’est pas automatique, et on le retrouve sur ce  type dans six ateliers : Châlons, Mâcon, Montpellier, Paris, Poitiers et Saint-Lô. A l’évidence, ce symbole n’est pas  ici une marque distinctive d’atelier. Le signe distinctif d’atelier est bien le point secret, douzième pour Mâcon et  impérativement au revers (et/ou à l’avers).

Descriptif de l’exemplaire cgb.fr-vso011-749 présentant tous les points distinctifs possible :

Grosus de Mâcon 1413-1414 (cgb.fr-vso011-749)

Grosus de Mâcon 1413-1414 (cgb.fr-vso011-749)

Atelier : Mâcon

Dates d’émission : 03-11-1413 / 04-06-1414
Date de démonétisation : 1417
Diamètre : 27mm
Masse : 3g60
Métal : argent au titre de : 7180/00
Faciale : 1 grosus = 20 deniers tournois

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Description : (cliquez dans le cadre ci-dessous pour l’agrandir)

Commentaires sur le « grosus » :

Ce type est difficile à trouver quelque soit l’atelier et l’état de conservation.

Je n’ai seulement répertorié que treize exemplaires pour l’atelier de Mâcon, sur une période allant de 1950 à nos  jours, et tous ne sont pas illustrés, faute de clichés en ligne.

Les exemplaires recensés :

Coll. MARCHEVILLE N° 984 et 985 (variété DOmnI),

Coll. DIEUDONNE N° 986,

Coll. DUMAS,

Coll. LESSAY 3 ex.,

Coll. DESFRETIER 2 ex. ;

et illustrés :

Grosus de Mâcon (Coll. Oleg)

Grosus de Mâcon (Coll. Oleg)

Grosus de Mâcon (Coll. Grierson)

Grosus de Mâcon (Coll. Grierson)

Grosus de Mâcon (cgb.fr-vso005-957)

Grosus de Mâcon (cgb.fr-vso005-957)

Grosus de Mâcon (cgb.fr-vso011-749)

Grosus de Mâcon (cgb.fr-vso011-749)

 

NB : les exemplaires coll. Oleg et CGB vso n° 005 lot n° 957, sont du même coin de droit (même « rayure »  caractéristique dans la légende au niveau du mot « DOMINI »), mais les revers sont différents, et si le point 12è est  présent au droit sur les deux exemplaires, ils ne portent pas le trèfle initial au revers. Si la frappe de l’exemplaire  coll. Oleg est moins franche que celle de l’exemplaire CGB vso005-957, son usure est plus faible.

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1 avril 2012

Par Oleg

Avant-propos :
L’une des monnaies les plus difficile à retrouver pour le règne de Charles VI, est le « grosus », et ce, pour tous les ateliers. Et pour cause, sa période de frappe fût si courte, que les faibles quantités produites entre novembre 1413 et juin 1414, ne permettent pas d’espérer en voir passer en vente aussi souvent que les collectionneurs le souhaiteraient.

En outre, ce type ne répond pas toujours au cahier des charges fixées auparavant par Charles VI, quant aux marques d’atelier et autres points secrets.

Aussi, il est souvent difficile, pour le novice que je suis encore, d’attribuer à coup sûr une monnaie à une ville.
Je ne suis certainement pas le seul dans ce cas, d’où cet article sur les « grosus » de Mâcon que j’ai construit sur la parution de Stéphan Sombart, éditée dans le Bulletin de la Société Française de Numismatique, en mai 1995, et que j’ai allégée et aérée, pour me concentrer sur l’atelier de Mâcon.
Je vous engage à lire l’’article complet sur tous les ateliers concernés à l’adresse suivante :
http://www.inumis.com/ressources/france/articles/grosus/grosus-fr.html

Contexte historique ayant conduit à la création et au retrait du type nommé « grosus » :

Gros aux lis - 1413

Gros aux lis - 1413

En 1413, la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons déchire le royaume. A Paris, les « cabochiens », alliés des Bourguignons, proposent une réforme contre les abus de l’administration, les excès financiers de la cour royale, et invitent au retour à la bonne monnaie. Le 7 juin 1413, l’émission du « gros aux lis » répond à cette attente. Cette monnaie est taillée à 84 au marc (2,91 g.) et à un titre de 11 d. 16 grains(1).

Mais, le 3 novembre 1413, une ordonnance décrit ce gros « lesquels n’ont pas été et ne sont agréables à notre peuple qui les trouve trop faibles »(2). Un nouveau gros est alors émis avec une taille de 65 1/4 au marc (3,75 g.) et un titre de 9 deniers, tout en respectant le pied 29e. Il s’agit du gros dit « grossus » ou « gros aux lis sous une couronne »(3).

Cette monnaie est la première qui porte le terme de gros comme indication de valeur. Le terme est écrit GROSVS et non GROSSVS comme l’indiquent de manière erronée certains auteurs (4).

Frappé pendant seulement six mois, pour succéder au « gros aux lis », la production du « grosus » cessera le 4 juin 1414, au profit du « blanc guénar », de retour pour la 4ème émission, et sera démonétisé et retiré en 1417 avec l’apparition des « agnel d’or ».

Les ateliers qui ont réellement produits des « grosus » :

Selon le registre « entre deux ais »(5), huit ateliers devaient battre cette monnaie :
Châlons-sur-Marne, Paris, Rouen, Saint-Quentin, Saint-Lô, Tournai, Troyes, et Villeneuve-Saint-André.

Jean Lafaurie affirme que s’il n’en a pas été frappé à Troyes, Mâcon l’a produit, et Montpellier aussi(6). Grâce aux recherches de Stéphan Sombart, ces observations ont été complétées, et, ont permis de faire le point sur les ateliers qui ont émis cette monnaie. Il s’agit de Mâcon, Châlons-sur-Marne, Montpellier, Paris, Poitiers, Rouen, Saint-Lô, Tournai et Tours. Aucun exemplaire de Troyes(7), ou de Villeneuve-Saint-André n’a été retrouvé et, le gros de Saint-Quentin n’a jamais été frappé selon Jean-Baptiste Giard, spécialiste de l’atelier(8).

Au total, sur les huit ateliers qui devaient battre cette monnaie, seuls cinq semblent donc l’avoir fait, et quatre autres, non prévus, l’ont battu : Mâcon, Montpellier, Poitiers et Tours.

(à suivre dès la semaine prochaine)

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1- (L. CIANI.- Les monnaies royales françaises.- Paris, 1926, N° 518. J. LAFAURIE.- Les monnaies des rois de France.- Paris/Bâle, 1951, N° 385. J. DUPLESSY.- Les monnaies françaises royales.- Paris/Maastricht, 1989, N° 381)
2- (Comprendre trop « légers » par le mot « faibles ». Archives Nationales, Z1b/58 f° CXXXI)
3- (L. CIANI.- op. cit., N° 520 et 521. J. LAFAURIE.- op.cit., N° 388. J. DUPLESSY.- op. cit., N°384 et 384a)
4- (Seul CIANI indique une description correcte de cette monnaie, LAFAURIE et DUPLESSY indiquent « BNDICTVM » au lieu de « BENEDICTVM » par erreur, ainsi que « GROSSVS » au lieu de « GROSVS » chez Lafaurie).
5- (Archives nationales, Z1b/54, f° CLXVI v°)
6- (LAFAURIE, op. cit., p. 388)
7- (L’exemplaire de la vente Burgan du 21 novembre 1987, N°379, cité comme de l’atelier de Troyes est en fait de Tournai, sautoir comme symbole et graphie particulière)
8- (J.-B. GIARD.- La monnaie de Saint-Quentin au temps de Charles VI et de Charles VII (1385-vers 1447).- Thèse dactylographiée, p. 31 et 114)

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25 mars 2012

Par GB

Ce lyonnais, désireux d’en finir avec la ville, décide de s’installer dans son village de vacances dans la région de Matour. Il déniche une très vieille maison, en bordure du seul chemin existant venant de Mâcon au XVIIIe siècle, l’achète, puis la rénove à son goût. Le Maire lui apprendra plus tard qu’elle servait d’auberge et de relais pour les voyageurs en diligence durant les années révolutionnaires.

Peu de temps après, voulant daller la cour, il  pioche le terrain sur environ 20 cm de profondeur devant un puits carré en pierre. Au bout de quelques pelletées, il distingue des objets métalliques à peine identifiables vu la couche de terre qui les recouvre. Mais une fois passés sous l’eau et nettoyés, des gravures apparaissent, puis des mots «ROI DES FRANCOIS» il s’agit de monnaies en bronze, d’autres en cuivre, à l’effigie de Louis XVI datant de 1784 à 1793. Seize pièces en parfait état seront exhumées de cette terre remuée en tout sens.

Monnaies de Louis XVI

Monnaies de Louis XVI

Les deux jours suivants, c’est en bêchant son jardin qu’il découvrira à nouveau dix très belles pièces en cuivre, et une médaille, mais cette fois-ci du second empire.

L'ensemble de la trouvaille

L'ensemble de la trouvaille

Point d’or, ni d’argent malheureusement, mais peu importe , une nouvelle passion est née et qui n’est pas près de s’éteindre :  la numismatique.

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